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Origines et paroisse

De la paroisse Saint-Aignan aux seigneuries

La paroisse a été dédiée sous le vocable de St-Aignan, on a découvert à Martot, un cimetière mérovingien, dont M. l’abbé Cochet a parlé.

Vers 1060, Ascelin, fils de Roger, donna au Bec, avec l’agrément de Hugues du Martot, son suzerain, ce qu’il avait sur Martot.

Henri, roi d’Angleterre, permit aux moines du Bec de prendre dans ses forêts de Rouvray net de Bord, le bois nécessaire à la construction, réparation et chauffage de leur manoir de Martot.

En 1180, Adam de Martot paya 20 S. pour un accord à Guillaume De Malpalu, fermier du Roumois.

Moyen Âge et seigneuries

Au mois d’août 1197, Robert de Meulan était à Martot, dans le manoir de l’abbé du Bec, avec l’évêque de Coventry.

En 1258, Raoul de Martot céda au Bec ses prétentions sur le patronage de Martot.

Eudes Rigaud séjournait souvent à Martot ; les moines avaient aussi un cellier où débarquaient leurs vins venus de l’Ile-de-France par la Seine.

Pierre de Livarot rendit aveu en 1383 pour le fief de Martot.

XVe–XVIe siècles

Guillaume de la Motte fit foi et hommage du fief de Martot en la Vicomté du Pont-de-l’Arche, en 1463.

En 1585, Nicolas Costard, dit le capitaine Martot, eut la tête tranchée au Grand-Carrefour d’Evreux.

Au XVIème siècle apparaissent deux familles prenant le titre de seigneur de Martot.

XVIIe–XVIIIe siècles

En 1628, Jean Cousin était sieur de Martot. Louis Cousin et ses successeurs furent seigneurs de Martot jusque vers 1720.

C’est en 1734 que fut construit l’actuel château par Nicolas Alexandre Lucas, seigneur de Boucourt.

XIXe siècle et navigation

En 1864, pour aménager un chenal navigable pour les remorqueurs à vapeur, l’Administration construisit un barrage à Martot, en liaison avec l’écluse de Saint Aubin lès Elbeuf.

À partir de ces travaux le lit de la Seine est partagé en deux : à droite la Seine elle-même et à gauche la rivière l’Eure.

En 1835, M. Grandin de l’Eprevier devint propriétaire du château et maire de Martot de 1843 à 1870.

Martot en 1868 (Charpillon)

Martot : canton de Pont-de-l’Arche, sur la Seine à 134 mètres d’altitude. Sol : alluvions contemporaines, craie. Surface des terres 848 hectares. Population 309 habitants à l’époque du dictionnaire.

Agriculture : céréales, navets. Dépendances : Les Fieffes-Mancelles, Les Quatres-Ages.

Source : Charpillon & Caresme, Dictionnaire historique des communes de l’Eure, 1868, t. II, p. 512-514.

Extrait repris de martot.fr — relecture en cours.

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